Cotation en médecine générale : 10 ans après, quels freins persistent encore ?
10 ans après, où en sommes-nous face aux difficultés de cotation en médecine générale ?
En 2017, une étude menée auprès de 1 201 médecins généralistes des Pays de la Loire mettait en lumière les principaux freins à la cotation des actes en médecine générale. Dix ans après, les pratiques ont évolué, les outils aussi. Mais les difficultés liées à la cotation ont-elles réellement disparu ?
C’est à cette question que nous souhaitons aujourd’hui apporter des éléments de réponse à travers une nouvelle enquête nationale.
En 2017, une nomenclature jugée trop complexe
En 2017, le Dr Charline Poissonnet consacrait sa thèse aux « freins à la cotation des actes en médecine générale », à partir d’une enquête menée auprès de 1 201 médecins généralistes des Pays de la Loire.
Les résultats mettaient en évidence un constat majeur : la complexité de la nomenclature constituait le principal frein à la cotation.
La deuxième difficulté identifiée concernait la connaissance et la formation aux actes techniques et aux consultations complexes. La thèse soulignait notamment une formation initiale encore insuffisante sur ces questions et l’absence de formation continue permettant de maintenir à jour les connaissances.
D’autres freins étaient également mis en évidence : l’oubli de cotation, lié notamment à l’organisation du cabinet, ainsi que les limites de certains logiciels médicaux.
Enfin, la relation avec le patient pouvait elle aussi constituer un frein. Certains médecins exprimaient une crainte de la réaction du patient, notamment lorsque celui-ci n’était pas suffisamment informé des différentes tarifications applicables selon les actes réalisés.
De cette étude est né OMNIPrat
Ces résultats ont largement contribué à orienter les travaux qui ont conduit à la création d’OMNIPrat, avec une ambition simple : faciliter la cotation pour les médecins généralistes.
D’abord proposé au format papier, puis développé sous forme numérique, OMNIPrat propose aujourd’hui un outil d’aide à la cotation intuitif et ergonomique, avec des données actualisées et un paramétrage en lien avec l’Assurance Maladie.
Mais l’action d’OMNIPrat ne s’est pas limitée à la mise à disposition d’un outil.
Informer et former
- Le comité OMNIPrat, composé de médecins généralistes, a également développé des sessions de démonstration de matériel ont notamment été organisées afin de permettre aux médecins de mieux appréhender certains actes et leur cotation.
- Des ateliers sont également proposés aux internes de médecine générale des Pays de la Loire, avec notamment des sessions consacrées à l’échographie, afin de sensibiliser les futurs médecins aux actes techniques et à leur cotation dès leur formation.
Mieux informer les patients
OMNIPrat met ainsi à disposition des médecins généralistes pour mieux informer pour faciliter le dialogue entre médecin et patient :
- un module d’affiches d’honoraires personnalisables, permettant d’informer les patients directement dans la salle d’attente ;
- un poster et une vidéo d’information, disponibles en téléchargement libre, pour expliquer les différentes tarifications applicables au cabinet.
Dix ans après, il est temps de refaire le point
Les outils et les tarifs ont évolué. La nomenclature a changé. Les pratiques médicales se sont transformées. Et OMNIPrat est aujourd’hui largement adopté sur le territoire.
Mais cela signifie-t-il pour autant que les freins identifiés en 2017 ont disparu ?
Cette nouvelle enquête vise à identifier les difficultés que rencontrent encore les médecins généralistes au moment de coter leurs actes, et à comparer leur évolution avec les résultats de 2017.